Les jambes à mon cou Je cours tout au long Des tubes bas en ô! Je ne suis pas fou C’est un long parcours Ah! Quoi qu’on m’en dise Au milieu des foules Don’t fool me ça saoule! Chaque jour je prends Sans entrain le train Train qui m’emporte ô! Quotidien chagrin Je serre les points Envisage demain I swear I’ll stop this Mais demain c’est bis Sale temps sur la voie A vive allure l’eau Claque et glisse ô! Si vite tout ça va Si vite « c’est comme ça » Me dit-on souvent C’est si long pourtant C’est la vie …
Catégorie : Mes teXtes
Voyage Intérieur
Aussi régulier que le tic tac adoré Des fabuleuses horloges de nos ancêtres Le désir si fort de me métamorphoser Revient à la charge et se cache pour disparaître Drôle d’aventure à chaque fois qu’il pointe son nez Alors que je le crois à jamais disparu Mon corps entier s’emplit d’un étrange flux secret Auquel résister est un combat perdu Est-ce la naïveté qui qualifie cet âge Qui m’attire sans cesse contre vents et marées Dans ce cocon de douceur qui m’ouvre au grand large Et m’offre du plaisir contre ma dignité ? Conséquence très étrange d’un acte inachevé Commis il y …
Loin
Du jour au lendemainSe retrouver si loinExtrémité des branchesDu neuf en avalancheLes racines s’enterrentLe néant pour critèreDe choix pour ce qu’on m’offrePeu importe si je souffre. Et tous ceux que je laisseQue la vie aussi blesseDes innombrables mauxQu’il faut panser de motsChaleureux tête à têteParoles et airs de fêtesDésormais impossiblesLa vie nous prend pour cible. Coup d’œil à gauche puis droiteD’infinies voies désertesCoupent les dunes les pinsEt modèlent mon destinJe prends mes jambes à mon couM’enfonce dans le flouJe les retrouverai -Bel et bien je te hais- Nicolas QUENTINBordeaux, 19 Juillet 2004
Les pOrtes du mOnde
Je me suis réveillé dans un drôle d’endroit. Très coloré. A gauche, un cube jaune, en haut un cercle rouge et en bas, un tore bleu. A droite, rien, le vide. Un chemin infini. Un chemin sans sol, sans plafond. Rien. En y regardant de plus près, j’ai repéré une petite fente dans le cube jaune alors j’y suis entré. C’était comme si je pénétrais dans une immense cathédrale. D’extérieur le cube avait une taille humaine. A peine ma tête passée, les dimensions se sont démultipliées et aujourd’hui je ne vois plus les frontières… Une immense cathédrale. Vide au départ. …
La salle nOire
Je suis né en 1895 dans une petite maison des Vosges. Mon père était un artisan modeste et passait ses journées dans son petit atelier. Moi je passais mes journées entières avec lui à le regarder travailler. De temps en temps, nous discutions quelques minutes puis il repartait à son travail. Je ne disais plus rien. Je l’attendais. J’attendais le moment magique où il se reposerait pour que je puisse à nouveau parler. C’est lui qui m’a appris mes premiers mots. Ma mère, je l’ai croisée de temps en temps. Mais je ne crois pas que ce fut ma vraie …
Epidémie de LyfOla
Il y a des jours pour un rienOn monte sur ses grands chevauxEt là ce n’est pas le painMais des conneries rongeant les osDes tissus ou verres mal coupésLa tête hurle de bêtisesLes soucis sont sans arrêtsDes broutilles sans importance Soudain tomber en enfancePuis plonger craindre la mortEt sentir passer la lanceDu temps qui dicte son sortLe cerveau ne peut plus suivreL’envie de tout est trop floueMille et une passions à vivreComment sans devenir fou ! Ne plus apprécier la briseCraquer soufflé par l´effortQuand le corps hurle et se briseMême jeune on sent la mortC´est un combat quotidienComme nager dans une …